La papèterie Tsubaki

Publié le par Bookinnsofa

Auteur : Ogawa Ito

Editeur : Picquier

Broché : 384 pages 

Publication : Août 2018

Prix : 20

En quelques mots ...
Hatoko hérite de la papèterie de sa grand-mère et exerce, tout comme elle, le métier d'écrivain public. Avec elle, on découvre l'art d'écrire pour les autres mais aussi celui qui entoure la calligraphie au gré des différentes demandes. 
 
Ce que j'en pense
🌸🌸🌸🌸🌸

Post-it : Je ne suis pas une adepte de la littérature japonaise mais je me suis laissée tenter par la présentation de cet ouvrage à l'occasion d'une soirée rentrée littéraire dans ma ville. Et puis la couverture est sublime !

: Une très jolie découverte. Une lecture pleine de douceur, de poésie et de pudeur.

La papèterie est un lieu de rencontres et de partages. Chacun y dépose un petit morceau de vie.

Autour d'un thé avec des biscuits, Hatoko écoute les demandes de ses clients à distance respectueuse. Elle adopte une attitude et une posture différente en fonction de la personne qui se tient face à elle, Chaque demande a son propre fonctionnement, ses propres codes.

Pour satisfaire toutes les demandes, Hatoko applique à la lettre les conseils donnés par sa grand-mère avec une extrême rigueur depuis qu'elle est en âge de tenir un crayon. Le choix du papier, de la calligraphie, du crayon, du pinceau, de l'encre, de l'enveloppe, du timbre, du moment de la journée... Un art à part entière que j'ai adoré découvrir.

Le livre pose aussi la question de la transmission. Hatoko a été élevée par une grand-mère très autoritaire, absolument pas démonstrative. Chaque soir après l'école, Hatoko devait s'entraîner pendant des heures à la calligraphie pendant que ses amis profitaient du cocon familial, se reposaient ou jouaient entre eux.

Cette lecture c'est aussi une fenêtre ouverte sur la culture nippone. Spécialités japonaises, lieux emblématiques et autres croyances comme ne pas préparer de café pour une seule personne car il ne sera pas bon, le lancer de coupelles dans lesquelles on dépose toutes ses pensées négatives avant de les jeter contre un mur de pierres ou encore la cérémonie de L'adieu aux lettres qui consiste à brûler les lettres dont les propriétaires ne veulent plus et qui n'osent pas s'en débarrasser eux-même. Ces lettres sont envoyées à la papèterie et Hatoko s'occupe du reste.

C'est un roman très contemplatif et sensoriel. Vaut mieux aimer prendre son temps.

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F
Je l'ai fini la semaine dernière : un régal ! :-)
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P
Je le note !<br /> Mais je ne sais pas pourquoi, je pensais que c'était un poche. Alors je vais attendre un peu.
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F
Quelle heureuse découverte !! je note pour un futur challenge nippon!
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